Je m’en vais donc commencer à énumérer quelques conseils, et je compte sur vous tous pour allonger la liste des choses à faire et à ne pas faire.

A l’arrêt:
La checklist
Se faire une check list avant de partir, pour ne rien oublier :

coupe-contact,
point-mort,
bloque-disque,
béquille latérale,
réglage rétros,
phare allumé,
casque attaché,
blouson fermé,
top case fermé,
rien de posé à l’arrière de la selle, etc.
Un oubli peut coûter cher (le bloque-disque peut casser quelque chose) ou être dangereux (régler un rétro déplacé par un passant ou fermer son blouson pendant qu’on roule).
On peut aussi se trouver dans une situation ingérable: imaginez une moto lourde garée sur un trottoir avec un bloque-disque. On peut avancer suffisament pour descendre la roue avant du trottoir et ça bloque. Impossible de reculer à cause du trottoir, et impossible aussi de remettre la béquille… (rigolez pas, ça m’est arrivé: top lopette garanti si on n’a pas des gros biscotos ou un passager qui peut aider).
Penser à débloquer la direction AVANT de monter sur la moto (en cas de déséquilibre, c’est plus facile de rattraper le coup si le guidon est libre).
Ne pas tourner le guidon avant d’avoir le cul sur la selle (la béquille peut sauter).

Le béquillage
Pour s’arrêter, faire très attention au béquillage.

Eviter de garer une moto lourde de telle sorte qu’on soit obligé de reculer en côte pour la sortir (genre garé en descente avec la roue avant contre un mur ou une bordure de trottoir).
Poser la béquille par terre après avoir braqué à fond, et ne bloquer la direction qu’une fois la machine posée (ne jamais tourner le guidon avec la machine posée sur la latérale).
Si on braque le guidon à droite avant de poser la béquille, toujours passer une vitesse (la latérale saute beaucoup plus facilement avec le guidon tourné vers la droite).
Tenir compte de la nature du sol sur laquelle est posée la latérale (terre: il peut se mettre à pleuvoir, goudron chaud: ça peut aussi s’enfoncer, gravillons: pas stable, sable: n’en parlons même pas).
N’utiliser la béquille centrale que sur sol plat et dur. Ne pas charger le top case et les valises à mort sur la centrale (des fois, on peut plus l’enlever).
Ne pas se garer trop près d’une autre moto (risque d’effet domino, et gêne importante pour repartir ou manoeuvrer).
Se faire une check list pour ne pas oublier de mettre l’antivol, ne pas laisser son casque ou ses gants posés sur la selle, ou pire ses clés sur la moto.

Règle 1: Toute check list doit être reprise au début si on a été distrait (genre un passant demande l’heure, ou le portable sonne).
Règle auto école genève : ne jamais sauter une check list, surtout si on est pressé.
Règle 3: ne pas faire sa check auto ecole geneve en discutant avec le passager.
Au départ:
Serrer le frein en passant la première: l’embrayage peut coller et un petit bond incontrôlé peut être dangereux (imaginez qu’une mémé passe à 10 cms de votre roue avant).

Sécher ou chauffer les freins. Ne jamais oublier que le tout premier freinage peut être beaucoup plus faible que d’habitude (disque mouillé, poussiéreux ou légèrement rouillé).

Prendre l’habitude de démarrer comme une grosse lopette (au cas où on aurait oublié le bloque-disque ou le U: deux précautions valent mieux qu’une).

Prendre garde au moteur froid: dans les démarrages en courbe (stop, feu, sortie de stationnement), prendre assez de tours pour être sûr de ne pas caler au milieu de la courbe à 2 à l’heure, parce que ça surprend tellement que ça devient immédiatement très très dur à rattraper à cause de l’angle. Cà s’applique particulièrement aux gros monos et aux twins bourrés de couple, parce qu’on prend vite l’habitude d’embrayer sur le ralenti. Repousser le starter aussi vite que possible, surtout sur les Kawas qui traditionnellement prennent beaucoup de tours sur le starter: ajouté au premier freinage qui peut être bizarre (rien au début mais ça s’arrange très vite), la poussée continue du moteur peut tourner facilement au blocage de l’avant si on doit freiner en urgence, surtout à 10 km/h, et même sur le sec si on ne sait pas encore très bien freiner.

En cas d’urgence, à l’arrêt, ou à très basse vitesse:
Pied à terre: si vous devez mettre le pied par terre pour rattraper une chute ou stabiliser la moto, poussez uniquement verticalement, jamais latéralement: cette bonne habitude évite de se retrouver le cul par terre quand le sol est glissant. D’ailleurs, si on ne sait pas faire ça, il est impossible de rouler sur la neige ou le verglas (c’est la base de tout). Pensez-y toujours, même à l’arrêt au feu ou au stop, et surtout dans les stations services qui sont fréquemment rincées au gas-oil (avec des bottes de cross à semelles plastiques, ça ou le verglas c’est kif-kif). Faites le systématiquement à l’arrêt. Trouvez la bonne position pour qu’elle devienne un réflexe. Bref, entrainez-vous.

my driving school à ne pas poser le pied là où il pourrait être bloqué latéralement (contre une bordure de trottoir par exemple). En cas de chute de ce côté, il sera quasi impossible de sauver votre cheville. Il faut mieux poser son pied sur le trottoir, quitte à solliciter ses aducteurs si on y est obligé. Le mieux restant de prévoir où on peut s’arrêter (en gardant une marge). C’est encore plus important si on a un passager, qui est susceptible de bouger et de déséquilibrer la moto à l’arrêt.

C’est déjà beaucoup, et on n’a pas encore roulé ! Maintenant, plus de check-list. Quand on roule, il faut des réflexes, pas se dire “je pense à ça, puis à ça, puis à…” et Paf le motard. Ne pensez qu’en situation détendue (ligne droite déserte). Le reste du temps, contentez vous de piloter et de faire marcher vos réflexes (bon, il faut réfléchir aussi, mais vite, pas comme dans son fauteuil, enfin vous voyez ce que je veux dire).